Publié dans Economie

Exportations vers le Canada - Des normes strictes imposées 

Publié le lundi, 01 juillet 2024

Les résultats de la Mission Economique et Commerciale au Canada (MECC) 2024, organisée par la Chambre de commerce Canada-Madagascar (CanCham), ont été présentés hier à Antanimena. Cet événement a permis à plusieurs entreprises malagasy de se faire connaître sur le marché canadien, ouvrant des perspectives prometteuses pour l'exportation de leurs produits. Beemada, une entreprise impliquée dans l'artisanat, les huiles essentielles et les épices, a été l'une des participantes remarquées. Selon Murielle Ramanamirija, responsable, « le MECC 2024 nous a apporté de bons résultats car nous avons pu participer sur la scène internationale. Nous avons ainsi obtenu des contacts et des clients potentiels de nos partenaires ». Elle a également souligné que des normes strictes doivent être respectées pour les exportations vers le Canada, notamment la nécessité de produire des articles biologiques et de fournir des résultats d'analyse pour chaque produit. « Nous y travaillons actuellement », précise-t-elle, en ajoutant que la maîtrise du français et de l'anglais est essentielle pour prospérer sur ce marché. 

Grâce à l'aide de la CanCham et de la Chambre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat (CCIA), Beemada a pu effectuer sa première participation au MECC et recherche désormais une coopération à long terme, avec un accent sur l'amélioration des méthodes de travail et la formation des travailleurs. Ramanantoanina Tantelinirina Verveine, de la Nahiri Company, indique que leur activité est la production et la vente d'huiles essentielles de Madagascar, tout en explorant la vente d'épices grâce à la coopération avec CanCham.  « Nous sommes très satisfaits car il y a beaucoup de commandes », a-t-elle renchéri. Elle souligne aussi les défis liés à la certification biologique nécessaire pour exporter vers le Canada et mentionne que l'entreprise collabore avec d'autres producteurs pour atteindre les quantités demandées par le marché canadien. Tina, de l'entreprise Avotra Export, se dit également satisfaite des résultats du MECC. « Nous sommes rentrés  avec les adresses des clients et des commandes. Il y a aussi beaucoup de retours positifs », rapporte-t-elle. Avotra Export, déjà active sur le marché européen, ambitionne maintenant de pénétrer les marchés nord et sud-américains. Elle insiste sur l'importance de connaître et de respecter les normes canadiennes pour réussir cette expansion.

Développement des relations 

Lors des deux semaines de mission organisée par la CanCham, 15 entrepreneurs dynamiques ont eu l'opportunité de représenter Madagascar. Les objectifs de cette mission étaient de contribuer au développement des exportations et importations entre le Canada et Madagascar, de promouvoir le « vita malagasy » ainsi que les produits et services malagasy sur le marché canadien et international, et d'encourager le réseautage entre les entreprises malagasy, la diaspora et les entreprises canadiennes. Selon Isidore Razanakoto, représentant du ministère de l'Industrie et du Commerce (MIC), « la  quatrième MECC que nous avons organisée commence à porter ses fruits grâce aux efforts de l'équipe ». Il a également souligné le rôle des Partenaires techniques et financiers (PTF) dans l'accompagnement des opérateurs économiques malagasy, en mettant en lumière l'importance de ces missions pour assurer le développement économique du pays.

 

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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